![]() Un
peu d'Histoire pour les profanes dont voici les grandes lignes.
Bien qu'il soit difficile de dater précisément l'apparition du vitrail, il trouve cependant ses lettres de noblesse.
Puis vint l'époque où l'ordre
cistercien bannit les couleurs pour faire place, dans les
abbatiales, aux motifs géométriques montés sur des verres
incolores. Cette grande sobriété répondait aux exigences de
cet ordre que rien ne devait distraire de la méditation.
Le verre blanc, translucide, est
supplanté par le verre transparent qui gagne en qualité
(clarté, limpidité, finesse), et ce dans toutes les nuances.
Un palette de couleurs plus
intenses et la « sanguine », aussi appelé « Jean Cousin »,
font leur entrée en scène.
Par économie, par goût ou par
perte des procédés de fabrication, les vitreries blanches
réapparaissent avec leurs bordures et sujets peints, une vraie
régression. Ils subsistent cependant de belles réalisations. (ex: Cathédrale de Troyes)
On est aussi très inspiré pour
créer de nouveaux verres (verres imprimés, verre noir, verres
américains (opalescents, marbrés, en reliefs).
Les architectes, décorateurs et
ateliers s'approprient de ces nouveaux matériaux et nouvelles
techniques (gravures, insertion de cabochons, superposition)
pour magnifier le vitrail dans les constructions publiques et
demeures bourgeoises. (Gruber, entre-autres, apportera à Nancy
un bel élan artistique)
Entre deux guerres, le vitrail
est dynamisé avec l'Art Déco reconnaissable aux lignes
géométriques et la neutralité des couleurs.
Pour contrer l'art civil, l'art
sacré trouve son inspiration dans des lignes et aspects plus
épurés.
Puis l'apparition de la dalle
de verre enchâssée dans le ciment contribue à la modernité des
édifices religieux.
(1929, exposition de ce type
par Gaudin et Mazetier d'une Crucifixion)
Des artistes célèbres, comme
Matisse, Chagall, Léger... contribuent aux côtés de
peintres-verriers comme Gruber, Gaudin, Simon.., à l'essor du
Vitrail.
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