Bienvenue chez ATOUT VITRAIL


Un peu d'Histoire pour les profanes dont voici les grandes lignes.

Bien qu'il soit difficile de dater précisément l'apparition du vitrail, il trouve cependant ses lettres de noblesse.
  • Au 12ème siècle, avec ses préciosités dans les motifs cernés de peinture appelée « grisaille » . Les iconographies hautes en couleur servent à éduquer le petit peuple ignorant et inculte. (ex: Basilique Saint-Denis – 93)
Puis vint l'époque où l'ordre cistercien bannit les couleurs pour faire place, dans les abbatiales, aux motifs géométriques montés sur des verres incolores. Cette grande sobriété répondait aux exigences de cet ordre que rien ne devait distraire de la méditation.
  • Au 13ème siècle, le vitrail trouve naturellement sa place dans les immenses ouvertures de l'architecture gothique avec les  « Roses »  exposées au pignon des édifices religieux. C'est dans la simplicité des scénographies que les verres rouge et  bleu se taillent la part belle aux côtés de vitreries incolores soulignées de dessins peints à la grisaille. (ex: Cathédrale de Chartes)
Le verre blanc, translucide, est supplanté par le verre transparent qui gagne en qualité (clarté, limpidité, finesse), et ce dans toutes les nuances.
  • Au 14ème siècle, création du « Jaune d'argent », couleur à base de sels d'argent et d'ocre qui permet de teinter durablement le verre, un vrai progrès technologique.
  • Au 15ème et 16ème siècle, on colle au plus près à la réalité. Une gamme de pinceaux permet au peintre-verrier d'affiner les visages et les mouvements qui gagnent en expression.
Un palette de couleurs plus intenses et la « sanguine », aussi appelé « Jean Cousin », font leur entrée en scène.
  • Au17ème siècle et après la Révolution, le verre de couleur tombe dans l'oublie...
Par économie, par goût ou par perte des procédés de fabrication, les vitreries blanches réapparaissent avec leurs bordures et sujets peints, une vraie régression. Ils subsistent cependant de belles réalisations. (ex: Cathédrale de Troyes)
  • Le 19ème est le siècle de grands chantiers de restauration en France dont la Sainte-Chapelle. Mais, on est bien embarrassé de ne plus savoir fabriquer le verre de couleur. Les chimistes s'activent pour retrouver les procédés de fabrication du verre teinté dans la masse et s'orientent aussi vers des couleurs vitrifiables ; ainsi au 19ème siècle,  les vitraux s'apparentent à des tableaux. (ex: Manufacture de Sèvres)
  • Le 20ème siècle, les Temps modernes, les Années folles, l'Art Nouveau.
On est aussi très inspiré pour créer de nouveaux verres (verres imprimés, verre noir, verres américains (opalescents, marbrés, en reliefs).

Les architectes, décorateurs et ateliers s'approprient de ces nouveaux matériaux et nouvelles techniques (gravures, insertion de cabochons, superposition) pour magnifier le vitrail dans les constructions publiques et demeures bourgeoises. (Gruber, entre-autres, apportera à Nancy un bel élan artistique)

Entre deux guerres, le vitrail est dynamisé avec l'Art Déco reconnaissable aux lignes géométriques et la neutralité des couleurs.

Pour contrer l'art civil, l'art sacré trouve son inspiration dans des lignes et aspects plus épurés.
Puis l'apparition de la dalle de verre enchâssée dans le ciment contribue à la modernité des édifices religieux.
(1929, exposition de ce type par Gaudin et Mazetier d'une Crucifixion)

Des artistes célèbres, comme Matisse, Chagall, Léger... contribuent aux côtés de peintres-verriers comme Gruber, Gaudin, Simon.., à l'essor du Vitrail.